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8.08.2013

Pétition du comité français du réseau européen pour la santé

Pétition du comité français du réseau européen pour la santé

L’Union Européenne, dans son projet de Directive modifiant la passation des marchés publics, veut faire passer intégralement la sécurité sociale, les mutuelles, les services de santé, les services sociaux et organismes de retraite dans le secteur marchand ouvert à la concurrence libre et non faussée.

Nous refusons ce projet de Directive. Nous affirmons que la Santé comme la Protection Sociale sont pour toutes et tous un droit fondamental, qui doit être garanti et ne peut en aucun cas être soumis aux logiques marchandes.

Pour signer la pétition

Pourquoi signer la pétition...
A propos de la campagne contre le projet de Directive Européenne marché public
Est en cours un projet de Directive Européenne Marchés Publics. Cette Directive serait une étape vers la mise sur le marché des prestations des services publics, privés non lucratifs, en particulier sur les plans de la santé, du social, et de la protection sociale tels ceux visés à l’annexe XVI du projet.
La pétition ci jointe est l’une des contributions qu’apporte le comité français du Réseau Européen Contre la Commercialisation de la Santé et de la Protection Sociale dans l’action contre cette Directive.
D’ores et déjà l’Union Européenne ne retient pas dans ses traités la notion de services publics, elle ne reconnait que la notion de Service d’Intérêt Economique Général (SIEG) et en leur sein les Services Sociaux d’Intérêt Généraux (SSIG).
Le paragraphe 2 de l’actuel article 106 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, issu de l’article 90 § 2 du Traité initial instituant la Communauté Economique Européenne, énonce en effet que les « entreprises chargées de la gestion de Services d’Intérêt Economique Général […] sont soumises aux règles du Traité, dans les limites où l’application de ces règles ne fait pas échec à l’accomplissement en droit ou en fait de la mission particulière qui leur a été impartie »
Les SIEG ont donc été conçus comme l’exception à une règle, celle de l’application du droit de la concurrence. Les textes européens distinguent en outre les entreprises chargées de la gestion de SIEG de celle de la mission particulière. Cette distinction qui ouvre la vanne de la concession du Service Public à une société à caractère commercial.

10.07.2012

Communiqué : Il y a urgence pour la santé en Europe !

Communiqué du Réseau européen contre la privatisation et la commercialisation de la santé et de la protection sociale


La crise économique et sanitaire s’aggrave. Les privatisations et la commercialisation de la santé s’accélèrent, privant une grande partie de la population à l’accès aux soins. Les fermetures d’hôpitaux, de maternité ou d’établissements médico-sociaux se multiplient. Cette casse est d’une gravité exceptionnelle particulièrement en Grèce, en Espagne, en Pologne ou au Portugal et remet en cause la conception même d’une santé et une protection sociale solidaire. Elle confirme qu’aucun pays d’Europe, qu’aucune population, ne sont à l’abri des politiques d’austérité confortées par le Pacte de stabilité budgétaire, au prétexte de la dette. Les 12 et 13 mai 2012, réunis autour d’une déclaration à Nanterre, des organisations syndicales, des partis politiques, des associations de défense des usagers, de la santé publique et de la protection sociale, … de différents pays d’Europe, avaient appelé à se rassembler et se mobiliser autour de la semaine du 1er au 6 octobre, pour rejeter une telle régression sociale.

Les participants aux manifestations de grande ampleur à Varsovie le 5 octobre, Madrid comme à Athènes le 6 octobre, la centaine de rassemblement, d’occupation ou autres initiatives dans les structures de santé ou dans la rue, comme en Belgique, en Grande Bretagne, en France ou en Italie, ont montré la colère et la détermination des usagers, des citoyens et des professionnels à lutter contre la marchandisation de la santé, le pouvoir des trusts pharmaceutiques, tout au long de cette semaine d’action.

Les participants à la Conférence de Varsovie des 6 et 7 octobre 2012, ont tenu à réaffirmer leur refus d’une austérité toujours plus forte et souvent irrévocable, leur refus de la privatisation et de commercialisation de la santé, de la taxation et de la sélection des malades, du pillage de la protection sociale par les multinationales. La Conférence dénonce la précarisation accélérée des emplois de santé, la multiplication des licenciements et des suppressions de postes, le démantèlement des statuts et la généralisation du statut d’auto entrepreneur.

Tout cela concoure à une dégradation de la qualité des soins et s’oppose à un accès aux soins d’une partie de plus en plus large des populations et détériore leurs conditions de vie.

Ils alertent par ailleurs, les usagers, les professionnels, les élu-es, … sur la nécessité d’amplifier, de coordonner et d’élargir ces actions de protestations pour le mettre à la hauteur des enjeux posés par ces politiques nationales et européennes. La Conférence de Varsovie, pour sa part, a décidé de mettre tout en oeuvre, de toute urgence, son soutien au peuple grec, en dénonçant dans chaque pays et au niveau européen, les exigences de l’Union Européenne envers la Grèce, à mener des actions à l’occasion du vote au Parlement de ce pays, d’un « troisième mémorandum » en deux ans.

Nous ferons entendre la voix et la détermination de celles et ceux qui luttent, partout en Europe, pour une santé et une protection sociale solidaire, lors de tous les rendez-vous du mouvement social européen et mondiaux comme lors des échéances nationales.

La Conférence a décidé de lancer du 11 au 17 mars 2013, une semaine européenne coordonnée, de sensibilisation et d’intervention des citoyens et des professionnels de santé contre la privatisation et la commercialisation du système de santé et de protection sociale, dans tous les établissements de santé, les lieux de travail, … et d’interpellation des médias et des assemblées élues.

10.02.2012

La santé parmi les premières victimes de la politique d’austérité !



Le projet de loi de Financement de la Sécurité Sociale prévoit 2, 4 milliards d'euros d'économies supplémentaires en 2013. L’atteinte au droit à la santé va être dramatiquement accentuée.

La progression des dépenses d'Assurance Maladie devra être limitée à 2, 7 %. La Fédération hospitalière de France (regroupant les responsables de tous les établissements publics) estime indispensable une progression de 3, 2%. L’austérité imposée aura pour conséquence un tour de vis supplémentaire sur le budget des hôpitaux déjà dramatiquement frappés par les restructurations, fermetures de services, suppressions d'effectifs, aggravation des conditions de travail des soignants.

La convergence des tarifs entre le public et le privé ne sera plus en vigueur… Mais les établissements publics seront financièrement asphyxiés au profit du secteur privé.

7.19.2012

Vers une mobilisation européenne en défense de la santé publique

Source : inprecor

Par Jan Malewski

Si les Traités ne prévoient pas de compétences directes des institutions de l’Union européenne dans le domaine de la protection maladie, depuis une vingtaine d’années on observe dans tous les pays membres une remise en cause des droits et des acquis sociaux en la matière. Ces droits sont le résultat des rapports de forces sociaux à l’issue de la seconde guerre mondiale. Ainsi la Constitution de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) stipule : « La possession du meilleur état de santé qu’il est capable d’atteindre constitue l’un des droits fondamentaux de tout être humain, quelles que soient sa race, sa religion, ses opinions politiques, sa condition économique ou sociale. » De ce fait la protection de la santé échappait largement aux rapports du marché.

6.26.2012

Santé : vers une résistance sans frontières

Source : L’humanité. 

S’organiser pour mieux lutter, tel est le but du Réseau européen pour le droit à la santé.
« Construire une résistance collective  » à l’échelon européen pour dénoncer la «  casse  » du service de santé public. Tel est l’objectif du Réseau européen pour le droit à la santé, qui a été officiellement lancé hier, de façon simultanée, dans ­plusieurs pays, dont la Belgique, la Pologne, la Grèce et la France. Fédérant une quarantaine d’organisations syndicales, associatives et ­politiques issues de onze pays, ce réseau a pour ­ambition d’informer et d’alerter. Comme le souligne Françoise Nay, vice-présidente de la ­Coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité, «  l’idée, c’est d’homogénéiser le combat contre le démantèlement du service public de santé et de mettre 
en place des actions communes  ».

Défendre le droit à la santé partout en Europe


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Le 5 juin dernier, des conférences de presse se sont tenues simultanément, dans plusieurs pays d’Europe. Elles ont popularisé les décisions de la troisième conférence européenne en défense de la santé et de la protection sociale qui s’est réunie les 12 et 13 mai derniers à Nanterre en vue de coordonner l’action contre la privatisation et le démantèlement du service public de santé en Europe.
Ces conférences de presse, dont l’une a eu lieu à Paris, ont annoncé la tenue d’une semaine d’action coordonnée à l’échelle de l’Europe du 1er au 8 octobre 2012.
Une initiative importante au moment où le droit à la santé est attaqué de front par les contre-réformes libérales, dans tous les pays.

Pays et organisations présentEs :
Allemagne.
Belgique : CNE /CSC, principal syndicat des employés du pays, Plateforme des mouvements sociaux.
État espagnol : MATS, CAS Madrid.
France  : Sud Santé-Sociaux, Solidaires, Coordination nationale des comités de défense, Union syndicale de la psychiatrie, LSNPUM, Marche mondiale des femmes, Cadac, Comité pour l’anulation de la dette du tiers monde (CADTM), Les Alternatifs, Fase, NPA, PCF.
Grèce : Femmes contre la dette et les mesures d’austérité, Fédération des unions des médecins hospitaliers de Grèce, Union des médecins de la gauche radicale, Syndicat du personnel d’éducation spécialisée.
Irlande : People Before Profit.
Italie : Union des syndicats de base.
Pologne  : OZZPIP (Syndicat des sages-femmes et infirmières, 77 000 adhérentes soit un tiers de la profession), syndicat « Août 80 », PPP (Parti polonais du travail).
Slovaquie : le coordinateur du comité de grève ; l’ONG « Égalité ».

6.13.2012

De retour du III° séminaire du Front brésilien contre la privatisation de la Santé

Par Julien Terrié


« On insiste sur le coût humain des révolutions. Quand prendra-t-on en compte celui des « non-révolutions », le prix silencieux et quotidien de la résignation et de la capitulation. »
Daniel Bensaïd

« En tant que lutteurs pour la Santé Publique nous sommes obligés de croire qu’aucun changement n’est impossible »
Maria Valéria Correia – coordonnatrice du Frente


300 personnes ont participé au séminaire.
Quelques réflexions au retour du Brésil où j’étais invité en tant que membre du « Réseau Européen pour le Droit à la Santé »[1] pour intervenir au III° séminaire du Frente Nacional contra a privatizaçao da saude (santé). Ce front unitaire fondé en 2010 coordonne les forums de santé créés dans plusieurs états brésiliens. C’est l’équivalent de notre coordination des comités de défense des hôpitaux avec le même type d’alliance : partis, syndicats, associations et le même fonctionnement sous forme de coordination. Les stratégies payantes en France, le sont aussi au Brésil…

Le séminaire se tenait du 7 au 10 juin à Maceió capitale de l’état d’Alagoas terre de Zumbi dos Palmares, le leader des esclaves rebelles réfugiés dans les Quilombos au XVII° siècle. L’Université Fédérale d’Alagoas qui accueillait l’événement était en grève dans le cadre de l’immense mouvement de grève national des universités en cours en ce moment au Brésil contre la mercantilisation de l’éducation et l’augmentation des salaires. Un cadre idéal qui a permis à plus de 300 personnes de participer aux assemblées plénières et groupes de travail, 15 Forums de santé sur les 17  existants au Brésil étaient représentés. Deux nouveaux forums de santé ont été créés depuis le II° séminaire. Le séminaire s’est déroulé dans une ambiance très dynamique et constructive avec une forte unité et volonté de mobilisations sur le thème de la santé entre les différents courants de la gauche non gouvernementale brésilienne.

Défendre le droit à la santé partout en Europe

Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 153 (14/06/12)


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Le 5 juin dernier, des conférences de presse se sont tenues simultanément, dans plusieurs pays d’Europe. Elles ont popularisé les décisions de la troisième conférence européenne en défense de la santé et de la protection sociale qui s’est réunie les 12 et 13 mai derniers à Nanterre en vue de coordonner l’action contre la privatisation et le démantèlement du service public de santé en Europe.
Ces conférences de presse, dont l’une a eu lieu à Paris, ont annoncé la tenue d’une semaine d’action coordonnée à l’échelle de l’Europe du 1er au 8 octobre 2012.
Une initiative importante au moment où le droit à la santé est attaqué de front par les contre-réformes libérales, dans tous les pays.

Pays et organisations présentEs :
Allemagne.
Belgique : CNE /CSC, principal syndicat des employés du pays, Plateforme des mouvements sociaux.
État espagnol : MATS, CAS Madrid.
France  : Sud Santé-Sociaux, Solidaires, Coordination nationale des comités de défense, Union syndicale de la psychiatrie, LSNPUM, Marche mondiale des femmes, Cadac, Comité pour l’anulation de la dette du tiers monde (CADTM), Les Alternatifs, Fase, NPA, PCF.
Grèce : Femmes contre la dette et les mesures d’austérité, Fédération des unions des médecins hospitaliers de Grèce, Union des médecins de la gauche radicale, Syndicat du personnel d’éducation spécialisée.
Irlande : People Before Profit.
Italie : Union des syndicats de base.
Pologne  : OZZPIP (Syndicat des sages-femmes et infirmières, 77 000 adhérentes soit un tiers de la profession), syndicat « Août 80 », PPP (Parti polonais du travail).
Slovaquie : le coordinateur du comité de grève ; l’ONG « Égalité ».

5.17.2012

Déclaration finale de la conférence santé internationale de Nanterre (12 et 13 mai 2012)

It - Pl - Eng - Fr - Esp - De

Dans un contexte de crise du capitalisme, la santé des peuples s’est considérablement dégradée à l’échelle européenne en raison de  la crise économique, écologique et sociale qui aggrave les inégalités.

L’année qui s’est écoulée a connu une accélération de la crise en Europe. Une seconde crise bancaire s’amorce en Europe ; les politiques d’austérité menées conjointement dans tous les pays, et par l’Union Européenne, sont en train d’aboutir à une récession généralisée, voire en Grèce et dans d’autres pays, à une véritable dépression.

Par couches successives, les dirigeants européens veulent rendre l’austérité plus forte et plus irrévocable au travers de la ratification du Pacte budgétaire et du Mécanisme Européen de Stabilité (MES).

5.12.2012

Ce qui est en jeu à Rio+20 !

Eng - Fr - Esp
Communiqué du Groupe d’articulation international 
du Sommet des peuples pour la justice sociale et environnementale

Pour l’unité et la mobilisation des peuples pour la vie et les biens communs, la justice sociale et environnementale contre la marchandisation de la nature et l’ ”économie verte”

A un mois de la conférence des Nations Unies Rio+20, les peuples du monde ne constatent aucunes avancées positives dans le processus de négociation qui se déroule au sein de la conférence officielle. En effet, on ne parle ni du bilan des accords conclus à Rio 92, ni des moyens pour  agir sur les causes de la crise. Les discussions se focalisent sur un ensemble de propositions trompeuses appelé “économie verte” et l’instauration d’un nouveau système de  gouvernance environnementale international, qui faciliterait leur mise en place.

La véritable cause structurelle des multiples crises est le capitalisme, sous ses formes classiques et nouvelles de domination, qui concentre la richesse et produit les inégalités sociales, le chômage, la violence contre le peuple, la criminalisation de ceux qui le dénoncent. Le système de production et de consommation actuel – dont les grandes multinationales, les marchés financiers et les gouvernements sont les garants – produit et  accélère le réchauffement et la crise climatique internationale, la faim et la malnutrition, la disparition des forêts et de la diversité biologique et socioculturelle, la pollution chimique, l’épuisement de l’eau potable, la désertification croissante des sols, l’acidification des mers, l’accaparement des terres et la marchandisation de tous les domaines de la vie dans les villes et les campagnes.

5.10.2012

Vivre longtemps et en bonne santé, un défi pour l’Europe


Source : La croix 

Des chiffres sur l’espérance de vie en bonne santé montrent de grandes disparités parmi les Vingt-Sept.
Les écarts de richesse entre les pays ainsi que les différences des systèmes de santé expliquent...
(DAMIEN MEYER / AFP)

Les écarts de richesse entre les pays ainsi que les différences des systèmes de santé expliquent les disparités européennes.

Les pays où l’on vit le plus longtemps ne sont pas toujours ceux où l’on vit le mieux.

Où, en Europe, vit-on le mieux et le plus longtemps ? Les deux ne vont pas toujours de pair, comme le montre l’enquête sur « l’espérance de vie en bonne santé » présentée jeudi 19 avril à Paris par l’ Institut national d’études démographiques (Ined). Coordonnée par la Commission européenne et réalisée chaque année depuis 2005, celle-ci indique, pour chacun des 27 pays de l’Union européenne (UE), jusqu’à quel âge chacun  peut, en moyenne, escompter mener des activités quotidiennes – se déplacer, se nourrir, lire… – en toute autonomie.

4.09.2012

Synthèse travaux Groupe de travail « santé, protection sociale » du FST Porto Alegre 2012

   Pt - Fr - Esp - Eng

Agir contre la crise sanitaire mondiale
Groupe de travail « santé, protection sociale » du FST Porto Alegre 2012

La crise du capitalisme, la crise écologique et alimentaire qui lui sont liées ainsi que le creusement des inégalités sociales ont aggravé la situation sanitaire des peuples à l’échelle mondiale, cette situation est source de troubles et maladies diverses qui font reculer des avancées constatées jusqu’à présent, pour ne prendre qu’un seul exemple, l’espérance de vie aux Etats Unis (première puissance mondiale) est sur une tendance durable de baisse (de 77,9 ans à 77,8 ans entre 2007 et 2008), une étude publiée le 14 décembre 2010 affirme qu'en 1998, un homme de 20 ans pouvait espérer vivre encore 45 ans à l'abri d'une maladie grave (maladies cardiaques, cancer ou diabète). Ce nombre est tombé à 43,8 en 2006. Soit une baisse de 1,2 année... en 8 ans.

Le noeud de la crise sanitaire tient dans le fait que concomitamment à la dégradation de la situation sanitaire et sociale, on observe dans la quasi-totalité des pays, l’attaque des systèmes de santé publics par une marchandisation croissante qui aggrave les inégalités Nord/Sud comme les inégalités sociales internes à chaque pays. Les couches de la population les plus pauvres et les femmes en sont les premières victimes. Ces réformes paraissent être programmées voire planifiées à l’échelle mondiale tant elles sont ressemblantes. Elles répondent parfaitement aux exigences des marchés financiers, des multinationales de santé et du médicament. On peut observer la simultanéité et l’accélération des attaques contre les droits de la population en matière de santé sous forme de privatisations et de destruction des protections sociales non-marchandes.

4.01.2012

Le système sanitaire français est malade !

RAPPORT SUR LES DROITS ECONOMIQUES, SOCIAUX ET SANITAIRES 2011 du Groupe de Travail « Droit à la santé » d’ONG françaises :
 
I/ Le budget santé des foyers s’est accru de 50 % au cours des sept dernières années selon l’organisation UFC Que Choisir. Les causes principales seraient liées à :
- L’augmentation des franchises, forfaits divers (ex: forfait hospitalier) et la diminution des taux de remboursement qui, selon la Cour des Comptes ont reporté 3,3 milliards d’euros sur les assurés entre 2004 et 2008.
- La multiplication et l’amplification des dépassements d’honoraires, non pris en charge par la Sécurité Sociale et peu couverts par les assurances complémentaires qui, selon la même source, se sont élevés à 6,5 milliards d’euros en 2008 - l’augmentation induite des tarifs des mutuelles de 44 % au cours de cette période alors que les remboursements ne progresseraient que de 27%.

3.28.2012

Paris 2012 : Conférence européenne en défense de la santé et de la protection sociale publique et universelle

Fr - Pl - Eng - Esp - De - It - Gr - Pt


INVITATION

Conférence européenne
en défense de la santé et de la protection sociale publique et universelle

Chers amis et camarades

L’appel de la conférence européenne consacrée à la défense des dispositifs de santé publique et de protection sociale  qui s’est tenue à Katowice en Pologne les 19 et 20 novembre 2012 (voir document joint) avait décidé de poursuivre ses travaux par une nouvelle conférence début 2012 à Paris pour poursuivre la réflexion engagée et dégager des axes de mobilisation communs.

Cette nouvelle conférence aura lieu les 12 et 13 mai 2012 à Paris.

Sachant votre attachement aux services publics de santé et votre volonté de construire des mobilisations contre la privatisation des systèmes de santé et de protection sociale en Europe nous vous invitons à y participer et à prendre contact avec le comité d’organisation qui s’est mis en place.

2.05.2012

Forum « Santé, Environnement et Terre » - Le Caire Oct. 2010

  OBJECTIFS
- Créer des canaux par lesquels la voix des populations, en particulier celles des plus marginalisées et des plus démunies, peuvent se faire entendre et influer sur la vie sociale, les politiques de santé et environnementales en relation avec leur conditions de vie et leur santé ;
- Consolider le dialogue entre les différents acteurs dans le même pays et entre les pays de la région ;
- Développer la coopération et la communication entre la société civile des différents pays de la région d’une part, et entre la société civile et les autres parties qui influent sur les politiques de santé et d’environnement d’autre part ;
- Contribuer à une identification collective des besoins nécessaires au renforcement des capacités ;
- Créer une plateforme de solidarité dans la région, en plus d’actions conjointes des acteurs de la société civile et des mouvements sociaux et particulièrement pour la protection de la santé et des droits économiques, sociaux et politiques des populations.

QUELQUES DONNEES
150 personnes venues de la région Maghreb-Machrek (Egypte, Maroc, Yémen, Liban, Palestine, Jordanie, Algérie, Tunisie, Mauritanie, Soudan) mais aussi du monde entier (Brésil, France, Taïwan, Angleterre, Pays-Bas) ont participé, du 23 au 25 Octobre, au Forum « Santé, Terre, Environnement », à l’Université Ain Shems du Caire, Egypte.

Crise humanitaire sans précèdent en Grèce

par Sonia Mitralia

Ce discours de Sonia Mitralia, membre du Comité grec contre la dette et du CADTM international, a été prononcé devant la Commission Sociale de l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe qui s’est tenue le 24 janvier 2012 à Strasbourg sur le thème : « Les mesures d’austérité - un danger pour la démocratie et les droits sociaux".
Presque deux ans après le début du traitement de choc imposé par la Banque centrale européenne, la Commission européenne et le Fonds monétaire international à la Grèce, son bilan est catastrophique, révoltant et inhumain.

Tout d’abord, même les inspirateurs de ces politiques admettent maintenant ouvertement non seulement leur échec patent, mais aussi que leurs recettes étaient dès le début totalement erronées, irréalistes, inefficaces et même contre-productives. En voici une illustration qui concerne non pas une question secondaire mais le cœur du problème, la dette publique grecque elle-même. Selon tous les responsables du désastre grec, si leurs politiques (d’austérité plus que draconienne) s’avéraient efficaces à 100%, ce qui est d’ailleurs totalement illusoire, la dette publique grecque serait ramenée en 2020 à 120% de PIB national, c’est-à-dire au taux qui était le sien … en 2009 quand tout ce jeu de massacre a commencé ! En somme, ce qu’ils nous disent maintenant cyniquement, c’est qu’ils ont détruit toute une société européenne… absolument pour rien !

2.03.2012

Tour du monde des victoires contre la privatisation de la Santé


Julien Terrié
Groupe de travail Santé Forum Social Thématique 2012

La crise du capitalisme, la crise écologique et alimentaire qui lui sont liées ainsi que le creusement des inégalités sociales ont aggravé la situation sanitaire des peuples à l’échelle mondiale, cette situation est source de troubles et maladies diverses qui font reculer les avancées connues jusqu’à présent, pour ne prendre qu’un seul exemple, l’espérance de vie aux Etats Unis (première puissance mondiale) est sur une tendance durable de baisse (de 77,9 ans à 77,8 ans entre 2007 et 2008, Centers for Disease Control and Prevention - CDC), une autre étude publiée le 14 décembre 2010 affirme qu'en 1998, un homme de 20 ans pouvait espérer vivre encore 45 ans à l'abri d'une maladie grave (maladies cardiaques, cancer ou diabète). Ce nombre est tombé à 43,8 en 2006. Soit une baisse de 1,2 année... en 8 ans !

Le noeud de la crise sanitaire tient dans le fait que (concomitamment à la dégradation de la situation sanitaire et sociale) on observe dans la quasi-totalité des pays, l’attaque des systèmes de santé publics par une marchandisation croissante qui aggrave les inégalités Nord/Sud comme les inégalités sociales internes à chaque pays. Les couches de la population les plus pauvres et les femmes en sont les premières victimes. Ces réformes paraissent être programmées voire planifiées à l’échelle mondiale tant elles sont ressemblantes. Elles répondent parfaitement aux exigences des marchés financiers, des multinationales de santé et du médicament. On peut observer la simultanéité et l’accélération des attaques contre les droits de la population en matière de santé sous forme de privatisations et de destruction des protections sociales non marchandes. 

2.01.2012

Appel de la conférence européenne de défense de la santé publique Katowice (Pologne) Nov 2011


Partout en Europe, la crise de la dette souveraine est utilisée comme prétexte à des attaques concertées contre l’hôpital public et la protection sociale, les malades, les professionnels de santé.

Cela se traduit par la remise en cause de l’accès aux soins pour tous, des fermetures brutales de lits, de services, d’hôpitaux, par une accélération d’un processus de privatisations des hôpitaux, la taxation des malades, voire comme en Pologne la suppression du statut de salariés au profit de statuts d’auto-entrepreneur. C’est aussi la mise en cause des systèmes de financements publics ou de sécurité sociale au profit des assurances privées.

DECLARATION DE DAKAR DE SYNDICALISTES DU DOMAINE DE LA SANTE ET MEMBRES DES RESEAUX SOCIAUX ET DEFENSEURS DES DROITS DES MALADES POUR LA SANTE DES PEUPLES

Français - Anglais - Espagnol

Les militants du mouvement syndical, des réseaux sociaux et défenseurs des droits des malades qui ont participé au Forum Social Mondial de Dakar ont largement débattu de la crise sanitaire mondiale. Particulièrement de celle très aigue de l’Afrique subsaharienne et ont décidé de prolonger leur confrontation et le débat d’idées par une action commune et concertée.

Ils décident de se revoir à l’occasion de chaque Forum social, régional, continental ou mondial pour approfondir l’échange d’expériences, le débat, l’action, et avancer sur des propositions stratégiques pour résoudre la crise sanitaire Mondiale.

1.31.2012

Déclaration Groupe de travail santé - FST Porto Alegre 2012

Français - Portugais - Anglais - Espagnol

La santé est un droit universel et ne peut être source de profit. 


Lors du forum social thématique « Crise capitaliste, justice sociale et environnementale » de Porto Alegre, dans les suites de la déclaration de Dakar, les militants du mouvement social des réseaux sociaux et défenseurs des droits à la santé, se sont réunis pour débattre de la situation sanitaire mondiale et des propositions  qui pourraient être portées à l’occasion du sommet des peuples se tenant pendant la conférence internationale de Rio +20 en juin 2012.

La déclaration de Dakar a entraîné des dynamiques régionales importantes, notamment les conférences européennes de défense de la santé et protection sociale d’Amsterdam et Katowice et le forum social thématique Maghreb/Machrek santé/habitat/environnement au Caire. Ces dynamiques ont permis d’enrichir la discussion initiée à Dakar.